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Lens-Metz avec le DBS Mettet
Cinquante Namurois perdus dans Bollaert



A Biesme, avant d'embarquer pour Lens


Même si le spectacle fut loin d’être grandiose, Lens et son public valaient à eux seuls le déplacement.
Ils se sont rencontrés à la Coupe du Monde 1998, lors d’un certain Allemagne-Yougoslavie, et depuis, une véritable amitié s’est nouée entre eux. Christophe Robette, le Biesmois, et Gérard Vermusse, le Lensois, se connaissent donc depuis près de trois ans. A l’époque, ce dernier tenait un bistrot tout proche du stade Bollaert, de Lens.
« Nous nous sommes rencontrés vraiment par hasard, explique Christophe Robette, joueur au sein de l’équipe A de football en salle du DBS Mettet et principal investigateur de ce voyage. Je m’étais déplacé à Lens afin de suivre Allemagne-Yougoslavie. Nous sommes rentrés chez Gérard – comme nous aurions pu rentrer dans n’importe lequel établissement longeant le stade – afin de nous désaltérer. Très rapidement, nous avons sympathisé. Par après, je suis revenu voir jouer Lens avec des potes, notamment en Ligue des Champions, et à chaque fois, la petite visite chez mon ami Gérard s’imposait. »
D’où l’idée de Christophe d’organiser un car en partance de Biesme afin de faire partager la chaude ambiance du public lensois.
« C’est totalement différent de ce qui se passe dans nos stades. J’étais un grand supporter du Sporting de Charleroi et si je ne renie nullement mes belles années chez les Zèbres – finale de la Coupe de Belgique, qualification pour la Coupe de l’UEFA,… - aucun club belge n’arrive à la cheville de Lens. Le nombre d’abonnés dépasse pratiquement le nombre d’habitants de la ville (+ ou – 35000). C’est quand même inouï ! »
C’est donc pour la venue de Metz qu’un car de supporters des Sang et Or a pris la route, depuis la piscine de Biesme, en direction du stade Bollaert, avec bien évidemment un passage obligatoire chez notre sympathique cafetier Gérard et son épouse Denise, qui ont déménagé à moins de dix kilomètres du stade lensois, au lieu dit « Le Chantilly », à Vermelles.
« Nous sommes nettement plus tranquilles ici, lance Gérard, juste après avoir salué ses amis et siroté un bon pastis pour fêter les retrouvailles. Même si on ne peut parler d’hooliganisme, il y avait souvent quelques petits incidents après les rencontres. Ca nous a incités à prendre un peu de recul. Notre commerce ne s’en tient pas plus mal puisque les jours de matchs, 60 à 80 supporters nous rendent visite avant de s’en aller au stade, à 8 kms d’ici.
Lorsque Christophe débarque avec sa bande, je retrouve des amis et non comme de simples clients.
Je me suis d’ailleurs chargé personnellement de leur fournir les 50 entrées pour la rencontre contre Metz. Preuve de notre bonne entente entre citoyens belges et francais. »

Le car a ensuite pris la direction du stade pour libérer ses 50 Belges dans l’arène de Bollaert. Dès l’entrée à l’intérieur du stade, la chaleur du public lensois s’est immédiatement faite ressentir. Le spectacle offert par les 22 acteurs fut, par contre, décevant. A l’exception de deux superbes buts et d’épisodiques coups de génie de Fuertes et surtout Baticle, nous n’étions pas éloignés du fameux RAS.
N’empêche, rien que pour l’ambiance, le déplacement valait le coup.


Nicolas TOUSSAINT


Article et photos provenant de la Gazette des sports


En direct de Lens...

Boute-en-train de première classe, Vincent Igot, qui défend les couleurs de Biesme en divison 2B, avait pris le parti de Metz dès sa montée dans le car. Au vu du partage qui a soldé la rencontre, il était donc le seul à se réjouir de la prestation de ses protégés d’un jour…

Ce périple lensois n’a semble t-il pas trop fatigué (?) les quelques joueurs de Biesme qui avaient effectué le déplacement au stade Bollaert. En effet, malgré cette journée pour le moins festive, les hommes d’Olivier Defresne se sont imposés par le plus petit écart (0-1) le lendemain à Moustier, grâce à un but de Mirgaux.
« Dommage que Lens ne se situe pas encore un peu plus près de la frontière », aura sans doute dû se dire le mentor biesmois…

L’air lensois ne semble apparement pas convenir à tout le monde. C’est en tout cas la conclusion qu’a dû tirer Jean-François Rasquin, de Stave, à sa descente de car, en se retrouvant dans la gadoue victime d’un léger « malaise ». Heureusement, le commissariat de Lens a permis à notre supporter de se refaire une beauté, le temps de deux fois quarante-cinq minutes…


Gérard et Christophe Robette : une amitié née lors de la Coupe du monde 98 en France



En descendant du car, rien de tel qu'un peu de rangement...


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