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| SAISON 2007/2008 | |
| ABFS - LFFS | |
| RC LENS
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De la deuxième provinciale aux cadets DBS Mettet : fortunes diverses Les passionnées de foot en salle s’en souviennent encore, de cette époque où pas moins de cinq clubs portaient le nom de Mettet, début des années ’90. Depuis, trois ont périclité et, affiliés à la LFFS, deux seulement ont survécu contre vents et marées : les « Gus Boys » et le MF Djobin devenu « DBS Mettet » suite à l’absortion du Blue Star. Le premier a atteint le niveau national et s’y maintient, le second a gravi les échelons provinciaux pour gagner l’élite et la quitter au lendemain de la saison 96/97 dans le temps où l’équipe « B » se sauvait de justesse en division 2. Aujourd’hui versé dans la série B de la 2e provinciale, le noyau A vit un 1er tour calamiteux au point de partager la dernière place du classement avec Warêt, à l’issue de la 11e journée du championnat. « Mais rien n’est fait, tempère Philippe Woine, l’inamovible secrétaire, il n’y a jamais que quatre points qui nous séparent du cinquième… » Le déclic ? Tentant d’expliquer les débuts catastrophiques de ses protégés, il ajoute : « C’est une bonne équipe de copains mais ils n’ont pas l’esprit d’équipe sur le terrain, je pense que certains sont trop individualistes. Maintenant, nous venons de vaincre l’AC Eghezée (5e) qui restait sur une série de cinq matchs sans défaite, j’espère que cette victoire va constituer le déclic. Outre le fait que nous avons eu la chance de concrétiser très vite nos occasions et de mener ainsi rapidement par 4/1, nous avons surtout été un peu plus collectifs… » Les Eghezéens de l’AC en ont fait les frais, leurs voisins du RC que DBS Mettet recevra le vendredi 19 décembre prochain devront s’en souvenir. « Eux aussi sont bien classés, notre tâche ne sera donc pas aisée mais je crois que nous pouvons réaliser un « truc ». Warêt et Yvoir que nous rencontrerons ensuite, au début janvier, sont aussi des formations à notre portée. A mon avis, on peut toujours viser la mi-classement. En tout cas, si nous pouvions chaque fois compter sur une équipe complète, nous aurions pu jouer les 4-5 premières places. Malheureusement, des garçons comme Pascal Lecomte ou Nicolas Evlard ne peuvent pas toujours se libérer de leurs obligations professionnelles, Denis Lecomte s’est blessé, nous avons récemment affilié Christophe Doneux mais nous ne l’avons pas encore vu. Cela dit, nous ne voulions pas réintégrer tout de suite la D1 mais d’ici 2-3 ans.» La Coupe de l’APFSN en vue… Au contraire, l’équipe « B » talonne aujourd’hui les meilleurs de la série A, à savoir Somzée (1er, 19 points), Europa Auvelais (2e,18) et FC Floreffe (3e,17). Et elle a créé l’événement, il y a huit jours à peine, en infligeant à Europa Auvelais, alors leader, sa toute première défaite de la saison ! « Le groupe emmené par Christophe Robette donne effectivement davantage de satisfactions que son homologue de la série B, se réjouit Philippe Woine. Pourtant, je pensais qu’avec un noyau restreint de huit joueurs, parmi lesquels Guy Ghiotto ne serait presque jamais là et a d’ailleurs été récemment remplacé par Denis Hubeaux et des éléments qui jouent au-dessus de leur niveau, ils ne s’en tireraient pas aussi facilement. Mais ils font preuve d’un meilleur esprit de groupe en match et sont combatifs. Et non seulement ils tirent leur épingle du jeu en championnat et devraient terminer la compétition parmi les cinq-six meilleurs mais ils peuvent aussi, je crois, viser la Coupe de l’APFSN. » « En réalité, poursuit Christophe Robette, notre objectif en début de saison était le maintien. A l’heure actuelle, on aimerait bien terminer derrière les quatre « grands » de la série (les trois précités et Moustier). Nous n’avons jamais été ridicules en onze matchs; parmi nos quatre défaites, il y en a trois par le plus petit écart. Quant à la victoire face à Auvelais, jamais nous n’avons pensé pouvoir la remporter à cinq, sans Vincent Giot et avec Olivier Thiry blessé à un genou. Nous n’avions rien à perdre, le mot d’ordre était de ne surtout pas s’énerver et de donner le meilleur de soi-même. Chacun s’est agité comme un beau diable. A 4-2 au repos, on ne pensait toutefois pas encore au succès mais nous avons inscrit cinq buts coup sur coup à la reprise. La suite, vous la connaissez…! » En division 4E, DBS Mettet enregistre par contre des résultats en dents de scie, et pour cause… « C’est l’équipe réserve au sens propre du terme, confie le secrétaire. Elle comprend des joueurs qui ne peuvent jouer plus haut et elle permet avant tout à de jeunes éléments de progresser et d’acquérir de l’expérience avant d’évoluer à un échelon plus haut. Je pense notamment à Fabrice Michaux et Pascal Bernard. Pour eux, la formation « C » est en principe un tremplin. Nos ambitions sont d’autant plus limitées que nous avons rarement pu aligner depuis début septembre deux fois la même équipe.» Les cadets, de futurs espoirs pour le club ? Le plus ancien club de Mettet encore en activité possède également son équipe féminine depuis l’ouverture de la campagne et si elle vient d’être sévèrement battue par CAPS Namur (1-12), elle n’entend pas vegéter dans les profondeurs du classement. « Soyons clair, nous ne pouvons pas rivaliser avec des clubs comme Taviers, AB Loyers, B Jemeppe, CAPS Namur ou Sart-Bernard, soit, dans l’ordre, les cinq premiers actuels, mais bien avec les six autres et notre vœu est de finir parmi les meilleurs de ce groupe. Toutefois, je ne pense pas que nous aurions essuyé un tel revers si Valérie Grolaux et Justine Graulus, plâtrées, avaient été présentes. Pour preuve, à cinq, nous avons tenu sept minutes avant d’encaisser le premier goal, au quart d’heure, ce n’était jamais que 0-3… et on tire à ce moment sur le piquet ! Quoi qu’il en soit, il n’est sûrement pas question de championnite chez nous comme c’est le cas dans d’autres formations. Toutes les filles jouent, quel que soit leur niveau, pour le plaisir ! » Et elles sont toujours en lice en Coupe de la Province. « Nous n’osions pas trop y croire mais nous avons battu BF Dinant. Nous voilà donc en quart de finale… » Sauf surprise de taille, l’aventure s’arrêtera là pour les « Djobines », opposées au stade suivant au… CAPS Namur, tandis que chez les jeunes, une formation de cadets entraînée par André Dricot joue les premiers rôles. « Ils sont assez petits, sauf le gardien, mais redoutables, très techniques, explique Philippe Woine. S’ils veulent continuer à pratiquer le football en salle, ce sont certainement des espoirs pour le club. Les équipes d’âge nous ont d’ailleurs toujours apporté pas mal de satisfactions. Que de titres provinciaux fêtés ! Que de joueurs, comme Raphael Dehon, Vincent Giot ou Michael Jacques, ont pris goût au football en salle en disputant le championnat réservé aux jeunes ! » Jean-Pierre DELFORGE Article et photos provenant de la Gazette des sports |
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